La Boîte à outils
L’écoconception des costumes, c’est la prise en compte des aspects environnementaux à toutes les étapes du cycle de vie d’un costume (conception, choix des matières, confection, entretien, stockage et fin de vie) dans le but de réduire ses impacts sociaux et environnementaux.
Le textile est une des industries les plus polluantes au monde. Le spectacle vivant cumule plusieurs spécificités qui peuvent aggraver son empreinte :
- Des créations souvent ponctuelles et personnalisées, qui conduisent à acheter neuf plutôt qu’à puiser dans un stock ;
- Des modifications de dernière minute lors des répétitions plateau, qui poussent à des commandes online auprès de fournisseurs douteux éthiquement, faute de temps et de budget ;
- Des stocks de costumes parfois mal connus, mal rangés ou inaccessibles, qui finissent oubliés et risquent d’être détruits au bout de quelques années ;
- Un entretien gourmand en énergie, en eau et en produits chimiques : nettoyage à sec, sèche-linges, détergents agressifs…
Cette fiche rassemble plusieurs leviers pour agir sur les impacts de la création et de la vie de costumes, métier par métier.
Quelques chiffres pour cadrer l’enjeu :
- L’industrie de la mode représente environ 10 % des émissions mondiales de CO₂, soit plus que l’aviation et le transport maritime cumulés (source : Earth.org )
- Elle est responsable d’environ 20 % de la pollution industrielle mondiale des eaux, principalement à cause des étapes de teinture et de finition des tissus. (Source : Euronews.com)
- Le lavage de vêtements synthétiques représente environ 35 % des microplastiques relâchés dans les océans. (Source : fashionrevolution.org )
- 69 % des déchets textiles finissent en décharge ou incinérés. (Source : info.gouv.fr )
- Selon le ministère de la Culture français, les achats de matériaux et de biens (dont les costumes sont une part importante) représentent 20 à 30 % de l’empreinte carbone d’une structure de spectacle vivant. (Source : ministère de la Culture, France)
En plus de diminuer l’empreinte environnementale, une démarche écologique peut aussi générer des économies significatives :
- L’Opéra National de Bordeaux réalise chaque saison deux productions en mode « zéro achat » pour les costumes et la scénographie. Résultat : entre 41 000 et 110 000 euros économisés selon les productions, depuis 2022. (Source : Opéra de Bordeau )
- Le National Theatre (Londres) a ouvert un Green Store accessible à plus de 400 théâtres et 200 écoles. Depuis janvier 2024, toutes ses productions respectent les standards du Theatre Green Book : 50 % de matériaux de réemploi, 65 % revalorisés en fin de production. (Source : National Theater )
La conception de costumes éco-responsables implique une organisation du travail spécifique. Elle suppose de prendre en compte la dimension écologique bien en amont de la création, et de prévoir la fin de vie du costume dès sa conception. Elle nécessite d’impliquer tous les métiers : création, mise en scène, fabrication, habillage, production, direction, communication.
Une ressourcerie faciliterait évidemment l’écoconception des costumes. En son absence pour le moment dans le territoire, plusieurs leviers sont tout de même possibles :
- Réutiliser et réparer au maximum : stock interne, stocks partenaires, seconde main ;
- En cas d’achat neuf : privilégier la qualité, le local, les certifications fiables (OEKO-TEX, GOTS, GRS, Fairtrade) ;
- Concevoir des costumes adaptables (marges de couture larges) et démontables (boutons, fermetures, accessoires récupérables) ;
- Entretenir sobrement : moins laver, à 30 °C, en cycles courts, sans sèche-linge, sans nettoyage à sec ;
- Penser la fin de vie dès le départ : tri, dons, ventes, recyclage textile ;
- Coopérer avec son écosystème : ateliers locaux, autres institutions, écoles, associations.
Cette fiche a été réalisée par eLo et Peggy Wurth.
Si vous ne deviez faire que trois choses…
- Consulter les stocks existants en priorité et garantir un accès libre et organisé pour les créateur·ices.
- Réparer, retoucher, transformer avant d’acheter, et bannir la fast fashion et les commandes online.
- Laver moins, à basse température, sans sèche-linge ni nettoyage à sec.
La Tool Box eLo se compose de fiches qui recensent des pratiques vertueuses dans les principaux domaines d’activité des institutions culturelles du territoire.
Chaque action a deux niveaux de lecture : le niveau général et quand vous cliquez sur le petit triangle, les détails.
Ces fiches ont pour objectif de vous aider à élaborer un plan stratégique adapté à votre structure :
- Lisez, échangez : Parcourez les fiches et discutez-en en équipe afin d’évaluer leur pertinence dans votre contexte.
- Qualifiez chaque pratique : Pour chaque pratique proposée, indiquez son statut parmi les options suivantes : « déjà fait », « à faire », « reporté », « pas pour nous ».
- Générez votre mémo stratégique : Après avoir complété quelques informations complémentaires, vous pourrez générer un mémo pratique.
Il regroupera uniquement les actions que vous avez identifiées comme « à faire », c’est-à-dire celles que vous souhaitez engager à court terme.
>> Le bouton permettant de générer le PDF se trouve à la fin de la liste des actions.
Les leviers d’actions possibles
Dans cette fiche, les pratiques sont classées par métier. La création de costumes écoresponsables mobilise les équipes de : direction et production, création, ateliers de couture, habillage et buanderie, stock, ainsi que les autres équipes de manière transversale pour certaines actions.
Stock et accès
Garantir un accès libre et une bonne gérance du lieu de stockage.
Désigner une personne responsable, organiser des visites en amont de chaque création, et faire connaître l’existence du stock auprès des créateur·ices internes et externes.
Établir des partenariats avec les stocks d’autres théâtres et institutions du territoire.
Et prévoir la réciprocité : partager ou louer son propre stock à d’autres institutions, compagnies amateurs ou écoles pour augmenter l’utilisation des costumes dormants.
En coproduction, demander aux institutions partenaires de donner accès à leurs stocks aux créateur·ices.
Penser à l’inscrire dans les conventions de coproduction.
Achats et fournisseurs
Établir et diffuser une liste de couturier·ères, ateliers de retouches et fournisseurs locaux écoresponsables.
Cette liste est précieuse pour les créateur·ices, surtout celles et ceux qui viennent de l’étranger. La personne responsable de la liste doit aussi la tenir à jour régulièrement. Si vous le pouvez, partager cette liste sur cette plateforme dans la section « partage d’expériences ».
Encourager l’achat de matériel de qualité plutôt que la fast fashion.
Par exemple, des chaussures en cuir peuvent servir de nombreuses fois alors que des chaussures en plastique cassent vite. À budget équivalent : moins d’achats, mais de meilleure qualité.
Temps, budget et contractualisation
Prévoir du temps et un budget dédiés à la démarche écoresponsable.
La conception et la réalisation de costumes éco-conçus prennent plus de temps (recherche dans les stocks, retouches, sourcing local). Ce temps doit être attribué aux artistes et aux ateliers, et budgété.
Établir une charte d’écoresponsabilité interne et l’annexer à la signature des contrats.
Intégrer des clauses d’écoconception dans les contrats avec les équipes artistiques et techniques.
Par exemple : « autorisation explicite d’utiliser des éléments d’anciennes productions », « objectifs de réemploi », etc.
Discuter en amont de la création, l’envergure du projet costumes.
C’est-à-dire le nombre de costumes neufs envisagés, leur faisabilité, et les marges de manœuvre pour réutiliser ou retoucher.
Mettre en garde les équipes contre les modifications majeures de dernière minute.
Les dernières répétitions sur scène sont souvent le moment où les costumes sont vus pour la première fois dans leur ensemble et où des changements sont demandés. Or ces modifications sont souvent réalisées avec les pratiques les moins durables, faute de temps et de budget. Ces modifications sont donc à discuter dès le départ et à arbitrer au cas par cas.
Équipes, culture interne et formation
Former et sensibiliser toutes les équipes en lien avec les costumes.
Par exemple : ateliers, habillage, création, mise en scène, production, communication. La démarche bouscule les habitudes et constitue un vrai travail collectif.
Définir une « politique environnementale costumes » claire, avec des objectifs mesurables et des outils de suivi.
Par exemple : part de costumes réutilisés, nombre de cycles de lavage économisés, part de fournisseurs locaux ou certifiés, etc.
Rejoindre les réseaux et collectifs engagés dans l’écoconception du spectacle vivant.
Il s’agit de mutualiser les apprentissages, accéder à des ressources et contractualiser avec d’autres institutions.
Communication et valorisation de la démarche
Associer l’équipe Communication dès la conception du projet.
Pour qu’elle comprenne la démarche et puisse la mettre en valeur de manière cohérente.
Valoriser la démarche dans la communication et les rapports d’activité.
Les démarches d’écoresponsabilité méritent d’être racontées : elles inspirent les pairs, parlent au public et renforcent la cohérence interne.
Documenter la démarche avec des chiffres mesurables.
Vous pouvez citer : la part de costumes réemployés, les économies réalisées, le nombre de pièces données ou vendues… Ces données sont utiles pour les rapports d’activité, les demandes de subventions et la communication.
Partager les résultats avec les pairs et les réseaux professionnels.
Chaque expérience partagée fait avancer l’ensemble du secteur. N’hésitez pas à raconter vos retours d’expérience sur eLo .
Certaines actions ne relèvent pas d’un seul métier : elles demandent une coordination entre création, ateliers, habillage, production et direction. Voici les points qui gagnent à être discutés collectivement.
Planifier des réunions entre équipes artistiques et techniques en amont de la création.
Pour s’aligner sur les règles de durabilité dès le développement du concept, et les suivre par une communication régulière afin d’éviter les erreurs de planification.
Penser dès le départ tout le cycle de vie du costume
: conception, matières premières, fabrication, utilisation, distribution (conditionnement, transport, stockage) et fin de vie (démantèlement, dons, recyclage).
Utiliser des costumes de répétition pour valider le style avant la confection.
C’est l’équivalent costume de la Bauprobe : tester les volumes, les couleurs, les mouvements, et éviter les changements de dernière minute qui mènent souvent à des commandes online en urgence.
Mettre en balance l’impact environnemental des modifications majeures et leur bénéfice artistique réel.
Quand un changement tardif est envisagé, l’équipe peut se demander : est-ce indispensable artistiquement ? Quelles sont les alternatives plus sobres ?
Limiter les déplacements inutiles.
En établissant en amont un plan de répétitions qui identifie les moments où la présence des créateur·rices est nécessaire, surtout si elles et ils viennent de loin.
Transport des costumes
Éviter les sacs à costumes et à chaussures en plastique jetable.
Utiliser des sacs réutilisables en tissu, lavables.
Si des sacs en plastique sont déjà en circulation, les réutiliser jusqu’à épuisement.
Quand une compagnie envoie des costumes dans des sacs en plastique, les conserver et lui renvoyer les costumes dans les mêmes sacs en fin de spectacle.
Réutiliser, réparer, retoucher avant d’acheter
Consulter le stock existant en priorité, et demander un accès libre.
C’est le geste numéro 1, à faire avant tout dessin, toute commande, tout déplacement en magasin.
Faire réparer ou retoucher des costumes existants avant tout achat.
Travailler avec les couturier·ères et ateliers de retouches locaux. La liste est en principe disponible auprès de la production.
Mobiliser l’écothèque eLo et son réseau professionnel pour repérer du matériel disponible chez d’autres structures.
Partager avec la production, vos connaissances d’autres stocks et fundus, pour enrichir le réseau collectif et faciliter les futures collaborations.
En coproduction, demander l’accès aux stocks des partenaires et l’inscrire si possible dans la convention.
Avant d’acheter, vérifier les possibilités de location.
De nombreux théâtres et opéras louent des costumes complets ou des pièces spécifiques.
Acheter responsable, quand l’achat est inévitable
Privilégier la seconde main, le vintage et le dépôt-vente
, avant de regarder dans le neuf, surtout pour les pièces de base (t-shirts, jeans, etc.).
Acheter du matériel de qualité plutôt que de la fast fashion.
Les chaussures en cuir, les vestes bien coupées, les chemises en coton épais durent et se prêtent à de nombreuses adaptations.
Si vous achetez du neuf, chercher les certifications fiables.
Par exemple : OEKO-TEX (absence de substances nocives), GOTS (coton biologique), GRS (Global Recycle Standard), Fairtrade (commerce équitable). Vous pouvez regarder cette page pour vous y retrouver dans les labels…).
Privilégier les fournisseurs locaux et éviter les commandes online.
Les commandes online cumulent transport carboné, suremballage et un fort taux de retour. Quand vous devez commander, demandez l’envoi d’échantillons avant de vous déplacer.
Anticiper et collaborer
Discuter en amont l’envergure de la création costumes avec la production.
Notamment : nombre de costumes neufs, marges de manœuvre, faisabilité dans le temps imparti…
Concevoir et confectionner les costumes en pensant leur réutilisation future.
Marges de couture larges, ourlets généreux, attaches démontables, pièces standards plutôt que sur-mesure très spécifique.
Choisir les tissus
Montrer aux créateur·ices, en priorité, les tissus du stock existant.
Penser aussi aux autres étoffes : rideaux, draps, nappes, vêtements existants à découdre et retravailler.
Privilégier les tissus recyclés ou durables.
Par exemple : le lin (la France est le premier producteur mondial), le chanvre, le coton biologique, la laine recyclée, les fibres issues de deadstocks ou de chutes industrielles…
Si vous achetez des tissus neufs, vous approvisionner auprès de fournisseurs locaux.
Demander aux fournisseurs d’envoyer des échantillons avant tout déplacement. L’achat à partir de carnets d’échantillons réduit considérablement les trajets.
Rechercher les certifications fiables : GOTS, GRS, OEKO-TEX, Fairtrade.
Préférer les tissus lavables aux tissus exigeant un nettoyage à sec,
pour réduire l’impact d’entretien sur toute la durée de vie du costume.
Utiliser du fil à coudre recyclé
(par exemple : Gütermann rPET).
Confectionner pour durer et s’adapter
Laisser un maximum de marges de couture et d’ourlets.
C’est l’une des règles d’or pour permettre l’adaptation à d’autres tailles plus tard, et donc la réutilisation du costume.
Utiliser des attaches et connexions amovibles.
Par exemple : boutons, fermetures à glissière, lacets. Éviter autant que possible les colles, thermocollants permanents et adhésifs puissants qui, en plus d’être souvent polluants, empêchent le démontage.
Documenter les costumes : matières utilisées, fournisseurs, méthodes d’entretien.
Ainsi, vous informez la création, l’habillage et les futur·es repreneur·euses, et garantissez aux costumes, une durée de vie maximale.
Pratiques d’atelier
Éteindre les machines à coudre et le fer à repasser pendant les phases d’inactivité.
Éviter les teintures chimiques. Privilégier les pigments végétaux et minéraux.
Des recettes simples existent à partir de pelures d’oignon, de noyer, de garance, de curcuma… Voir les ressources dans la Boite à Dédé, à la fin de cette page !
Conserver les chutes de tissu pour les recycler.
Vous pouvez les retravailler en patchwork ou les donner à des écoles, maisons relais, associations couture, ou les envoyer à un recycleur textile.
Les savoir-faire liés à l’éco-conception des costumes évoluent rapidement. Se former en continu permet d’élargir sa palette de solutions et de rester à l’avant-garde des pratiques durables.
Se former et sensibiliser
Se former aux techniques de retouche et réparation avancées.
Par exemple : reprisage, stoppage, renforcement des zones d’usure… autant de compétences qui prolongent la vie des costumes et réduisent les achats de remplacement.
Explorer les ateliers de teinture végétale et naturelle.
Pour transformer un costume existant, lui donner une nouvelle identité sans achat neuf. Des formations existent auprès d’associations, de centres de formation et d’écoles d’art textile (par exemple, au Conservatoire européen du costume ou avec Arcena ou encore Ecoscéno…)
Partager les savoir-faire en interne.
Organiser des ateliers pratiques entre couturier·ères de l’équipe, pour diffuser les nouvelles techniques et créer une culture commune. Si possible, élargir à d’autres couturier·ères du territoire pour partager les bonnes pratiques !
Suivre les formations et ressources proposées par les réseaux professionnels.
Par exemple : Theatre Green Book , Union des Scénographes , écothèque eLo… Ces réseaux publient régulièrement des guides pratiques et organisent des événements de formation.
Laver moins, laver mieux
Ne pas laver inutilement les costumes.
Souvent, aérer, brosser ou rafraîchir suffit. Un costume porté quelques minutes sur scène n’a pas besoin de passer en machine.
Laver à 30°C ou à froid
Un lavage à 30°C consomme environ 40 % d’énergie en moins (par rapport à un lavage à 40°C), réduit les dommages aux fibres, le rétrécissement et prolonge la durée de vie des vêtements.
Utiliser des cycles courts et faire tourner des charges complètes.
Moins les vêtements se déplacent dans la machine, moins ils s’usent.
Laver les fibres synthétiques dans des sacs spéciaux pour récupérer les microfibres.
Par exemple le sac Guppyfriend ou équivalent.
Sécher sans abîmer
Éviter le sèche-linge.
Il augmente le déchiquetage des microfibres et diminue la durée de vie des vêtements.
Privilégier le séchage à l’air libre ou l’armoire de séchage.
L’armoire de séchage est plus douce, les articles auront moins besoin d’être repassés, et elle consomme moins d’énergie qu’un sèche-linge.
Nettoyer à sec le moins possible
Éviter au maximum le nettoyage à sec.
Il est extrêmement nocif pour la santé humaine et pour l’environnement à cause des produits chimiques qu’il requiert (notamment le perchloroéthylène) et des déchets toxiques qu’il génère.
Rafraîchir les costumes avec un spray maison (vodka diluée dans de l’eau).
Très efficace entre deux représentations pour neutraliser les odeurs.
Envisager le lavage à la main ou le nettoyage à la vapeur.
Si le nettoyage à sec est inévitable, demander à votre pressing un nettoyage au CO₂ plutôt que le perchloroéthylène (PERC) classique.
Vous pouvez aussi fournir une housse réutilisable solide à rendre à chaque fois.
Sur scène et en tournée
Sensibiliser les artistes au soin des costumes en coulisses et en tournée.
Manipulation soigneuse, suspension correcte, dépose des chaussures… Chaque geste prolonge la durée de vie d’un costume. Une session de sensibilisation en début de création peut faire une réelle différence.
Effectuer les petites réparations en continu, plutôt que d’attendre la fin de tournée.
Un bouton qu’on recoud à temps, une couture qu’on renforce avant qu’elle ne lâche… Ces gestes évitent des dégâts irréparables. Prévoir une trousse de réparation d’urgence en tournée et en loges.
Centraliser les remontées de l’habillage sur l’état des costumes.
Un suivi simple (registre ou fiche par costume) permet d’anticiper les interventions nécessaires et d’éviter les surprises en tournée.
Stocker dans de bonnes conditions
Éviter les lieux laissant entrer trop de lumière du jour.
Sinon, couvrir les costumes avec des tissus de protection (draps, housses textiles réutilisables).
Stocker les costumes de façon adaptée selon leur type.
Par exemple : pulls et sous-vêtements en caisses, robes longues sur rails hauts, costumes lourds sur cintres solides, etc.
Ne stocker que des costumes propres.
Pour garantir une longue durée de vie et éviter les attaques de mites ou moisissures.
Organiser pour rendre le stock vivant
Organiser le stock pour qu’une libre circulation soit garantie
: allées dégagées, étiquetage clair, accès sécurisé…
Classer en catégories pour une recherche rapide.
Par exemple : par époque, par genre, par type de pièce, par taille…
Contrôler régulièrement le rangement.
Costumes bien suspendus, accessoires rangés, visibilité de tout le stock…
Inventorier numériquement le stock.
Pour ce faire, vous pouvez systématiser : la prise de photos, classées dans un catalogue numérique avec des mots-clés, des codes, des tailles. Un inventaire numérique consultable à distance facilite énormément la recherche pour les créateur·ices et limite les achats redondants. Des outils simples (tableur partagé, application photos, logiciel de gestion) suffisent pour commencer.
Donner un libre accès au stock aux créateur·ices.
C’est la condition de base pour qu’il soit utilisé. Mieux : organiser des visites guidées en début de projet.
Réduire le stock ou éliminer des costumes
Trier en catégories de fonctionnalités.
: par exemple : costumes contemporains (t-shirt, pulls, jeans…), costumes rétro / vintage, costumes spécifiques de théâtre ou de danse…
Trouver des repreneurs avant de jeter.
Vous pouvez penser par exemple aux : foyers pour personnes réfugié·es, personnes sans-abri, magasins vintage / seconde main, autres stocks de costumes de spectacle, groupes de théâtre amateur, cours d’art dramatique, écoles…
Organiser des ventes (aux artistes, au public, en ligne).
Vous pouvez penser aux vide-costumes interne, mais aussi à eBay, Vinted, Etsy… Cette pratique est mise en place régulièrement par l’Opéra de Lyon ou l’Opéra Royal de Wallonie-Liège.
Déposer en dernier recours les restes et les vêtements inutilisables dans un centre de recyclage textile.
des actions
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