La Boîte à outils
Écoconcevoir des décors et scénographies
comment
ça marche?
Les fiches : comment ça marche ?
La Tool Box eLo se compose de fiches qui recensent des pratiques vertueuses dans les principaux domaines d’activité des institutions culturelles du territoire. Ce sont des outils pratiques qui sont censés vous aider à faire des choix très pratiques…
Elles peuvent être parcourues juste via les grands titres (si ça vous suffit) ou analysées dans les moindres détails (en cliquant sur les triangles).
Pour chaque pratique suggérée, quatre options s’offrent à vous : “déjà fait”, “à faire”, “reporté” ou “pas pour nous”. Il est conseillé d’échanger avec vos collègues et surtout avec votre direction pour vous accorder sur les actions à mettre en œuvre.
Une fois vos choix effectués, vous pouvez générer un PDF personnalisé. Après avoir rempli quelques informations complémentaires, vous obtiendrez un mémo pratique à afficher dans votre bureau, la cuisine ou les couloirs… Ce mémo contiendra uniquement les actions que vous aurez tagué “A faire” (donc celles que vous souhaitez entreprendre à court terme).
Le bouton pour générer le PDF se trouve à la fin des actions possibles.
Des fiches seront ajoutées au fil du temps cette année…
L’écoconception, c’est la prise en considération des aspects environnementaux lors de la conception des décors, costumes, scénographies, muséographies, ou structures événementielles dans le but de réduire les impacts environnementaux négatifs tout au long du cycle de vie de ces objets.
Actuellement, la plupart des structures culturelles achètent majoritairement des matières premières et du matériel technique neufs pour leurs créations. Puis, ces éléments sont stockés et souvent oubliés et risquent d’être détruits au bout de quelques années… Cette situation engendre plusieurs problèmes :
- Empreinte environnementale importante ;
- Coût financier considérable ;
- Occupation d’espaces au sein des structures, qui pourraient être alloués à d’autres usages comme l’accueil des publics ou des équipes, et qu’il faut tout de même chauffer et entretenir ;
- Dans le cas où la structure n’a pas d’espaces de stockage disponibles et doit en louer, le stockage des décors engendre un coût important…
Au Luxembourg et dans le territoire Alzette-Belval, il n’existe pour le moment pas de lieu pour échanger des matériaux dans le secteur culturel (ressourcerie culturelle), ce qui rend difficile un vrai changement de pratique. Toutefois, certaines actions sont tout de même possibles !
Des études récentes, comme celle du ministère de la Culture en France (2025), montrent que les achats de matériaux et de biens – dont la scénographie constitue une part importante – constituent 20 à 30% de l’empreinte carbone d’une structure de spectacle vivant. Selon les types de structure, cet impact peut même dépasser celui de la mobilité des spectateurs, point traditionnel de focus quand on parle d’écologie en relation à la culture.
Par ailleurs, bien qu’on ait souvent l’impression que l’éco-conception revient plus cher, les coûts supplémentaires liés à l’achat de matériaux de qualité sont contrebalancés par la forte réduction des achats induite par la démarche.
Quelques exemples d’économies réalisées :
- L’opéra de Lyon a estimé la réduction des coûts pour un décor écoconçu à 200.000 euros sur 850.000 euros de budget (environ 24%) (Irle David, 2021, Décarboner la culture, Presses Universitaires de Grenoble).
- Le Stedelijk Museum de Amsterdam estime la réduction des coûts de matériaux à 30% grâce à l’écoconception.
- Le Musée des Beaux-Arts de Montréal estime ses économies en 2025 à 200.000 dollars canadiens.
- Le Musée des Beaux-Arts de Lille parvient de plus en plus souvent à réutiliser 70% de matériaux de récupération pour certaines expositions.
La scénographie éco-conçue implique une organisation du travail bien spécifique.
- Elle suppose de prendre en compte la dimension écologique bien en amont de la création, et de prévoir la fin de vie du décor dès sa conception.
- Elle nécessite d’impliquer tous les métiers (scénographie, mise en scène, ateliers, production, communication…).
Plusieurs leviers sont possibles pour les scénographes / muséographes et pour les chef.fes d’atelier / technicien.nes :
- Penser chaque projet de scénographie sur son cycle de vie entier, et ce dès l’étape de la création du spectacle / de l’événement.
- Réduire l’usage de matériaux neufs et réutiliser au maximum des matériaux existants.
- Privilégier les matériaux bio-sourcés (matériaux fabriqués en partie ou en totalité, à partir de substances dérivées d’organismes vivants).
- Concevoir des décors légers, démontables et modulables.
- Coopérer avec son écosystème : se tenir informé.e des opportunités, des matériaux qui vont être disponibles, des personnes ressources et aussi, pourquoi pas, réfléchir à la manière de créer ou de stocker ou de circuler ensemble !
Cette fiche a été réalisée par eLo et Peggy Wurth.
Si vous ne deviez faire que 3 choses…
- Réutiliser au maximum les matériaux.
- Utiliser des matériaux bio-sourcés au maximum des possibilités.
- Concevoir les décors pour pouvoir les démonter, que ce soit dans un but de réemploi ou de recyclage.
Les leviers d’actions possibles
Dans cette fiche, les pratiques sont classées par métier. Pour l’écoconception, plusieurs métiers sont touchés : les scénographes / artistes, metteur.ses en scène, chef.fes d’atelier, technicien.nes mais aussi direction ou personnes responsables de la communication…
Pour encourager les équipes à réutiliser du matériel, vous pouvez systématiser la visite des stocks en amont d’un projet.
Mais aussi inciter les scénographes / muséographes à consulter l’écothèque de eLo ou à mobiliser votre réseau.
La scénographie écoconçue bouscule les habitudes et constitue un vrai travail d’équipe. Il est donc important de former les équipes à la scénographie éco-concue
:
- Les technicien·nes, chef·fes d’atelier, scénographes et toutes les personnes qui seront en lien avec la scénographie ;
- Les metteur·ses en scène.
- L’équipe communication, qui pourra mettre la démarche en valeur.
En tant que responsable d’une structure, c’est à vous d’impulser un changement de pratiques.
Notamment, c’est à vous de renoncer aux projets qui ne sont pas compatibles avec une écoconception des projets.
Garantir un bon accès et une bonne gestion des lieux de stockage par des professionnels.
Coopérer
Avec d’autres institutions du territoire, vous pouvez commencer par coopérer pour standardiser vos décors / structure et mieux les mutualiser.
Les productions utilisent souvent des structures de base similaires telles que des murs et des portes, des blocs, des façades de bâtiments et des éléments scéniques de base. Une culture de réutilisation ou d’adaptation de versions standards de ces structures – les « composants modulaires » – à travers de multiples productions réduira le volume de matériaux que les productions théâtrales consomment, et donc les émissions de carbone.
En travaillant avec ces composants, les équipes de création peuvent se concentrer sur les unités modulaires et sur la manière de les adapter, de les combiner et de les habiller.
Le collectif de 17h25, composé de théâtres et opéras Français et belges, travaille actuellement sur la mise en place d’un standard commun pour les structures de base des scénographies. Un exemple à importer ?
Planifier des réunions entre équipes artistiques et équipes techniques en amont d’une création.
Il est important de se mettre d’accord sur des règles de durabilité dès le développement du concept et les suivre par une communication régulière afin d’éviter les erreurs de planification.
Penser ensemble des décors modulaires
Il faut ensuite concevoir les décors de manière à ce que tout soit démontable
:
- de préférence à plat pour diminuer l’espace de stockage.
- de manière à ce que leurs composants et matériaux puissent être séparés et réutilisés.
Établir des standards avec d’autres institutions du territoire pour mutualiser les matériaux.
Les productions utilisent souvent des structures de base similaires telles que des murs et des portes, des blocs, des façades de bâtiments et des éléments scéniques de base. Une culture de réutilisation ou d’adaptation de versions standards de ces structures – les « composants modulaires » – à travers de multiples productions réduira le volume de matériaux que les productions théâtrales consomment, et donc les émissions de carbone.
En travaillant avec ces composants, les équipes de création peuvent se concentrer sur les unités modulaires et sur la manière de les adapter, de les combiner et de les habiller.
Le collectif de 17h25, composé de théâtres et opéras Français et belges, travaille actuellement sur la mise en place d’un standard commun pour les structures de base des scénographies. Un exemple à importer ?
Examiner la nécessité des constructions.
Les grandes formes, souvent découpées ou sculptées dans du polystyrène, puis texturées ou enduites, sont difficiles à réutiliser ou à recycler. La première étape consiste donc à s’assurer que l’objet est absolument nécessaire d’un point de vue artistique.
Penser à faire des décors / structures les plus légers possibles
afin de pouvoir les transporter facilement et avec un petit utilitaire.
Penser au réemploi
Avant même de dessiner un décor ou un costume et surtout de commander de nouveaux éléments, il est important de vérifier les éléments réutilisables accessibles dans les stocks, sur l’écothèque de Elo et dans son réseau professionnel.
Vous pouvez aussi réutiliser les maquettes du théâtre/de la scène déjà existantes au lieu d’en réaliser de nouvelles à chaque projet.
Vérifier si une location des éléments nécessaires est possible avant d’acheter.
Dès le départ, il est important d’avoir en tête tout le cycle de vie des créations
: la production, les matières premières, la fabrication, l’utilisation, la distribution (conditionnement, transport, stockage) et la fin de vie (démantèlement, déchets).
Planifier
Considérer dès la conception de la scénographie, les moyens réalistes des équipes techniques
, de manière à ne pas dessiner d’éléments qui ne pourraient pas être réalisés sur place.
Planifier une « Bauprobe » (étape où on teste le décor sur scène avant de le construire réellement)
pour contrôler les éléments dans l’espace et leurs dimensions sur scène et ainsi éviter des erreurs de constructions ou la fabrication ou l’achat de pièces qui ne sont pas nécessaires.
Éviter les déplacements inutiles en encourageant la production à établir en amont un plan de répétitions
qui identifie les moments où la présence des scénographes / costumier⋅ères est nécessaire (surtout s’ils viennent de l’étranger).
Anticiper le stockage
Penser dès le début du projet le volume prévu pour le stockage.
Dans quel espace, quelles conditions climatiques et combien de temps devra se conserver ce décor ?
Stocker les décors susceptibles de partir en tournée dans un container
pour éviter des allers-retours et déchargements inutiles.
Choisir les bons matériaux
Choisir d’utiliser les matériaux le plus écoresponsables possibles.
Si des matériaux bruts (vierges) sont nécessaires, il convient de les choisir en fonction de l’option la moins carbonée possible. Cela peut être vérifié en utilisant des bases de données gratuites en ligne, de déclarations environnementales de produits ou en consultant les informations fournies par les fabricants.
Les matériaux bio-sourcés sont généralement plus performants que les matériaux synthétiques.
L’empreinte carbone du bois est nettement inférieure à celle de l’acier et des autres matériaux structurels généralement utilisés pour les spectacles. Toutefois, il est important de bien le choisir et de s’approvisionner de la manière la plus durable possible.
Pour choisir vos matériaux en fonction de leur empreinte carbone, utilisez cet outil hyper pratique : il calcule directement l’empreinte carbone de votre construction ! IN-CON-TOUR-NABLE !
(Voir plus bas, la partie « Matériaux », la section « Ressources » et la « Boîte à outils de DD »)
Demander des listes de fournisseurs et matériaux éco-responsables aux chef⋅fes d’atelier s’iels ont déjà l’habitude de travailler de cette manière.
Comparer les fournisseurs
en leur demandant des déclarations environnementales de produits (EPD) et en comparant les empreintes carbone (« la valeur équivalente de CO2 ») de différentes options. Vous pouvez rapidement vérifier et comparer les EPD de nombreux produits du bois en utilisant la base de données ICE Inventory of Carbon and Energy.
Si possible, n’utilisez pas de matériel en plastique.
Vous pouvez vous reporter à la « boite à outils de DD » à la fin de cette page pour remplacer tous les objets en plastique.
Si vous devez absolument utiliser du plastique, veillez à ce qu’il soit réutilisable, recyclable ou compostable.
Essayez dans la mesure du possible, de réparer, ou modifier des pièces de décor existants avant de reconstruire de nouvelles.
Utiliser les matériaux de manière à ce qu’ils soient utilisés en feuilles entières, afin de minimiser les coupes et de façonner des planches à des dimensions sur mesure qui ne sont pas adaptées à une utilisation future. Les dimensions standard sont plus faciles à réutiliser.
Utiliser des connexions et des attaches qui peuvent être facilement enlevées ou désolidarisées.
Éviter par exemple les colles, les agrafes, les adhésifs puissants, les brads…
Et préférer les vis, les punaises, les clous, qui sont amovibles… Ou encore des adhésifs naturels tels que la lignine ou la protéine de soja…
Si vous choisissez du bois...
Si vous choisissez le bois, vous devez d’abord choisir la bonne essence
: éviter les bois durs tropicaux (dont le transport est très producteur de GES) et favoriser les bois qui poussent localement et plus vite comme l’érable, le bouleau, le peuplier.
Adopter du bois certifié : c’est le bois qui a plus de chances d’être issu de forêts et de sources durables s’il est certifié FSC ou PEFC.
Ces labels apparaissent sur les emballages ou documents des fournisseurs et garantissent une certaine traçabilité.
Choisissez aussi les bois qui ont le plus faible impact. Tous les produits bois n’ont pas le même impact environnemental.
Par exemple, en règle générale, les panneaux de particules, le bois lamellé-collé, le bois stratifié et les panneaux de fibres ont une empreinte carbone inférieure à celle du contreplaqué, de l’aggloméré ou de l’OSB.
Éviter les produits nocifs
Dans l’atelier métalurgie, n’utiliser que du liquide de coupe à base d’eau.
Éviter les détergents nocifs pour l’environnement.
Par exemple : le 1,4-Dioxane, le Sodium Laureth Sulphate, l’eau de Javel et le formaldéhyde. Vous pouvez rechercher la certification Eco-label ou une certification similaire.
Éviter les peintures, aérolsols, colles solvantées, thinner, white spirit, etc.
Eviter les peintures PVA (acétate de polyvinyle), les glacis chimiques et les mastics en deux parties.
Éviter l’utilisation de rubans en polystyrène, en polycarbonate /acrylique et en PVC.
Vous pouvez plutôt utiliser des peintures à base d’eau à faible teneur en COV, ainsi que des vernis, des teintures et des laques naturels, des huiles brutes, des cires sans pétrole.
Des peintures sont recommandées par l’initiative « Shop Green » de la Superdreckskëscht.
Vous pouvez aussi utiliser une solution à base de farine et d’eau pour une utilisation en intérieur sur du papier mâché qui une fois séché, est dur comme de la pierre.
Prendre soin des outils
Pour prolonger la durée de vie de votre matériel, il est important de maintenir les pinceaux, les rouleaux, les outils et l’équipement propres et en bon état de fonctionnement.
Il est souhaitable de gratter les restes de peinture sur les pinceaux et les rouleaux avant de les laver.
Éviter le lavage, si cela n’est pas nécessaire. Vous pouvez envelopper les pinceaux et les rouleaux en des sacs en plastiques si la couleur doit être réutilisée prochainement, ainsi que le système des 3 seaux.
Essayez aussi de filtrer le plus possible, les morceaux de peinture avant de laisser l’eau sale s’écouler dans l’égout. Pour réduire la quantité de peinture qui s’écoule dans les égouts, vous pouvez installer un « Farbabscheider ».
Laisser sécher la peinture pourrie ou non recyclable ou la solidifier avec de la sciure de bois pour l’éliminer dans un centre de recyclage.
Optimiser le transport
Faire les achats de matériel localement.
Mutualiser les transports et les livraisons
Regrouper les commandes et les trajets pour limiter leur impact.
Arrondir les quantités commandées
afin de ne pas être à court et de ne pas devoir repasser une commande au milieu de la construction.
Remplir les camions :
on ne fait pas rouler un camion à moitié vide.
Organiser la réutilisation des matériaux
Cataloguer les dessins et instructions permettant de suivre la procédure de remontage.
Trouver un repreneur
qui assurera une nouvelle utilisation aux matériaux qui ne sont plus utilisés.
Veiller à un étiquetage clair des pièces de décors au crayon
(et pas au feutre, indélébile).
Archivez les plans de constructions pour faciliter la réutilisation des décors existants.
Archiver les dessins et instructions permettant de suivre la procédure de remontage.
des actions
"A faire"
Je personnalise mon PDF avec mon nom et mon logo (c'est facultatif) :
J'upload mon logo
(taille recommandée : 2 Mb)
Les ressources
- La page « matériaux » de la plateforme écothèque présente une liste régulièrement actualisée de matériaux alternatifs testés et approuvés par des professionnels, y compris des alternatives aux produits les plus polluants (peintures, vernis, retardateurs de flammes…). Chaque matériau est présenté sur une fiche détaillée incluant ses impacts, les fournisseurs, etc.
- La matériauthèque de l’AMAT (sur inscription) référence de nombreux types de matériaux écologiques et donne accès à leur fiche technique et au contact du fournisseur
- Materiom propose des fiches matériaux qui ne présentent que des matériaux entièrement bio-sourcés. Après inscription (gratuite), vous aurez accès aux recettes de ces matériaux étonnants. Quelques exemples : un bio-plastique à base de gélatine et de coquilles d’oeufs, un matériau composite utilisant la poussière de bois des ateliers et un liant végétal, et de très nombreux autres…
- La Future material bank
Plus est axée recherche et élaboration de nouveaux matériaux, cette banque de données collaborative permet de découvrir des matériaux innovants
- Le guide pratique d’écoconception du Palais des Beaux-arts de Lille se base sur la mise en place d’une exposition spécifique pour en sortir des enseignements et proposer une méthodologie pour les musées.
- D’autres ressources pour les musées sont disponibles chez l’ICOM (International Council Of Muséums) par exemple.
- Le Theater green book : En Anglais, un corpus riche qui comprend des retours d’expérience, des outils et des propositions de formations.
- L’Union Des Scénographes (UDS) propose sur son site des ressources et guides méthodologiques sur l’Éco-conception appliquée aux métiers de la scénographie.
- Rendre le spectacle durable pour rester vivant, sous la direction de Nicolas Marc ; coordination éditoriale de Julie Haméon ; préface de Camille Étienne.: 30 contributions pour préparer l’avenir. Éditeur : la scène, 2024.
- Ministère de la Culture (France). 2025. La première étude sur le bilan carbone de la création artistique, synthèse présentée le 7 juillet 2025 à Avignon, réalisée par la Direction générale de la création artistique (DGCA) avec la contribution du cabinet PwC et avec l’aide du Département des études, de la prospective, des statistiques et de la documentation (DEPS-DOC) du ministère, publiée sur le site du ministère de la Culture.
- Ministère de la Culture (Luxembourg). 2024. Les cahiers du ministère de la Culture – Volume 2 : Écoresponsabilité dans la culture : étude sur les matériaux et opportunités d’une ressourcerie pour le secteur culturel, Luxembourg : ministère de la Culture, février 2024, ISBN 2989-7440. Inclut une étude réalisée par Tun van Beest pour le compte du ministère.
- L’écothèque des augures est une plateforme dédiée à l’éco-scénographie. Présentée plus haut pour sa page matériaux, elle comprend de nombreuses autres ressources.
- Ressource0 est un site internet qui a vocation à rassembler les ressources disponibles sur la thématique de la culture et de l’écologie. Une vraie mine d’or à explorer, avec notamment une sélection de podcasts et d’articles de réflexion.
- Cofees: Collectif des festivals éco-responsables et solidaires en Région Sud proposant une page « ressources » avec notamment plusieurs outils d’auto-évaluation et fiches-outils, comme ici sur l’éco-conception.
- Site internet de la fédération des récupérathèques
Les BA des voisin·es
- Le spectacle David et Jonathas a été créé en 2024 avec un décor écoconçu, en partenariat avec les Théâtres de la Ville de Luxembourg.
- Le Greenhouse Theatre se veut le premier théâtre zéro déchet au monde. Imaginé en 2018 afin de réduire la pollution générée par le Fringe d’Édimbourg, un festival d’arts scéniques. Objectif : recourir à 70 % de matériel d’occasion dans une ville où il n’existe pas d’espace de stockage dédié !
- Royal Opera House de Londres : développe le Theater green book qui met en commun les enseignements de plusieurs acteurs du milieu.
- Ooppera Baletti, Helsinki : Partagent leurs expériences pour atteindre la neutralité carbone dans leurs productions, à travers l’audit de leurs impacts et la mise en place de pistes d’amélioration constantes.
- La Monnaie, Bruxelles : Théâtre à la pointe en ce qui concerne le recyclage des décors.
- Scottish Opera : Opéra écossais qui partage ses efforts de soutenabilité.
- La Compagnie Arborescent·e·s. Mise sur pied en 2020 à Vincennes dans le Val-de-Marne, l’Association s’est dotée d’une charte promettant de “privilégier les réseaux de dons, de troc, de réemploi et de recyclage” et de “n’acheter aucun produit neuf fabriqué et/ou vendu hors de l’Union européenne”…
La boite à outils de DD
Ce qui suit est une ébauche d’outils pour vous aider à mettre en place ces actions. Ce ne sont que des propositions indicatives. Si vous en avez les moyens financiers et humains, vous pouvez vous faire aider par des professionnel·les de l’évaluation, des études, etc. Là aussi, tant que faire se peut, privilégier le savoir-faire local !