Nos actus
Le lavage de vêtements synthétiques représente environ 35% des microplastiques relâchés dans les océans (source: fashionrevolution.org). Le saviez-vous?
Dans nos garde-robes comme sur scène, nos choix vestimentaires ne sont pas qu’esthétiques. De leur conception à leur fin de vie, en passant par la fabrication, le transport ou encore le nettoyage, les textiles ont d’énormes impacts sociaux et écologiques.
À l’échelle individuelle, les alternatives se multiplient et trouvent progressivement leur public.
Pour les arts du spectacle, d’autres spécificités aggravent cette empreinte et compliquent la transition vers une écoconception, voire une « écogestion » des costumes:
- Des créations souvent ponctuelles et personnalisées, qui conduisent à acheter neuf plutôt qu’à puiser dans un stock ;
- Des modifications de dernière minute lors des répétitions plateau, qui poussent à des commandes online auprès de fournisseurs douteux éthiquement, faute de temps et de budget ;
- Des stocks de costumes parfois mal connus, mal rangés ou inaccessibles, qui finissent oubliés et risquent d’être détruits au bout de quelques années ;
- Un entretien gourmand en énergie, en eau et en produits chimiques : nettoyage à sec, sèche-linge, détergents agressifs…


Des initiatives inspirantes chez nos voisins
Certaines institutions culturelles ont déjà pris des décisions aussi écologiques qu’économiques !
- L’Opéra National de Bordeaux réalise chaque saison deux productions en mode « zéro achat » pour les costumes et la scénographie. Résultat : entre 41.000 et 110.000 euros économisés selon les productions, depuis 2022. (Source : Opéra de Bordeaux)
- Le National Theatre (Londres) a ouvert un Green Store accessible à plus de 400 théâtres et 200 écoles. Depuis janvier 2024, toutes ses productions respectent les standards du Theatre Green Book : 50% de matériaux de réemploi, 65% revalorisés en fin de production. (Source : National Theatre )
Et en Grande Région, comment on fait ?
Une ressourcerie faciliterait évidemment l’écoconception des costumes. En l’absence d’une telle structure sur le territoire, plusieurs leviers sont tout de même possibles :
- Réutiliser et réparer au maximum : stock interne, stocks partenaires, seconde main ;
- En cas d’achat neuf : privilégier la qualité, le local, les certifications fiables (OEKO-TEX, GOTS, GRS, Fairtrade) ;
- Concevoir des costumes adaptables (marges de couture larges) et démontables (boutons, fermetures, accessoires récupérables) ;
- Entretenir sobrement : moins laver, à 30 °C, en cycles courts, sans sèche-linge, sans nettoyage à sec ;
- Penser la fin de vie dès le départ : tri, dons, ventes, recyclage textile (et ressourceries si possible) ;
- Coopérer avec son écosystème : ateliers locaux, autres institutions, écoles, associations.
Chez eLo, on a réfléchi à des solutions pratiques et réalistes, avec l’aide de la costumière et scénographe Peggy Wurth.
Le fruit de ce travail ? Une fiche-outil interactive pour passer de la réflexion à l’action.
On parcourt les recommandations, on coche celles qui nous semblent applicables et on génère son propre PDF, à garder sous les yeux pour avancer à son rythme.
Pour commencer, retrouvez la fiche-outil en cliquant ici.
