
La Boîte à outils
La communication
comment
ça marche?
Les fiches : comment ça marche ?
La Tool Box eLo se compose de fiches qui recensent des pratiques vertueuses dans les principaux domaines d’activité des institutions culturelles du territoire. Ce sont des outils pratiques qui sont censés vous aider à faire des choix très pratiques…
Elles peuvent être parcourues juste via les grands titres (si ça vous suffit) ou analysées dans les moindres détails (en cliquant sur les triangles).
Pour chaque pratique suggérée, quatre options s’offrent à vous : “déjà fait”, “à faire”, “reporté” ou “pas pour nous”. Il est conseillé d’échanger avec vos collègues et surtout avec votre direction pour vous accorder sur les actions à mettre en œuvre.
Une fois vos choix effectués, vous pouvez générer un PDF personnalisé. Après avoir rempli quelques informations complémentaires, vous obtiendrez un mémo pratique à afficher dans votre bureau, la cuisine ou les couloirs… Ce mémo contiendra uniquement les actions que vous aurez tagué “A faire” (donc celles que vous souhaitez entreprendre à court terme).
Le bouton pour générer le PDF se trouve à la fin des actions possibles.
Des fiches seront ajoutées au fil du temps cette année…
Dans nos sociétés, la communication a un impact considérable sur l’environnement. Dans le secteur culturel, en amont des événements, on réalise souvent plusieurs supports de communication (programmes, affiches, tracts, relations presse…) ; des dispositifs de communication et de médiation pendant l’événement (livrets, signalétiques, plans, etc.) ; et également des outils de promotion institutionnelle au fil de l’année (gadgets, sites internet, rapports d’activité…) et (plus à la marge) des outils de communication interne.
Ces outils ont souvent une durée de vie très brève, leur production et leur distribution génère des gaz à effet de serre (GES), un usage important de ressources naturelles (bois, eau, métaux rares…), de la pollution et des déchets.
Par ailleurs, on a tendance à en produire de plus en plus pour être visible dans un flot de plus en plus abondant d’offres. Pour autant, on n’est jamais très sûrs de leur efficacité auprès des publics, puisqu’on les évalue peu…
Les technologies de l’information et de la communication (TIC) sont responsables de plus de 4% des émissions carbone de la planète (numérique compris), soit autant que l’ensemble du trafic aérien planétaire.
En France, 21 milliards de tracts de publicité sont imprimés chaque année, et 766 700 tonnes de papier par an sont dédiées à des imprimés publicitaires (grande distribution surtout),ce qui correspond à 25 kg par foyer et à la coupe d’environ 21 millions d’arbres (autant qui n’absorbent plus les gaz à effet de serre).
- Vous avez jusqu’à 2050 pour atteindre le « zéro émission » (soit environ 80% de baisse de vos émissions de GES). Vos objectifs doivent être progressifs et gérables : ni trop modestes, ni trop ambitieux.
- L’émission de GES n’est pas le seul problème de la communication : elle peut aussi avoir un effet sur la pollution, l’artificialisation des sols, la disparition de la biodiversité…
- Ce que vous perdez en temps de réflexion au début, vous le gagnez en efficacité et bien souvent en budget par la suite
Aller vers une Communication « responsable », c’est un processus continu d’amélioration ! Les grands axes de travail de la communication sont :
- D’abord, repenser la stratégie de communication pour diminuer son empreinte environnementale mais également assurer son efficacité ;
- Réduire (surtout) le nombre de dispositifs de communication ;
- Les produire et les recycler de façon écoresponsable ;
- Évaluer l’efficacité de cette stratégie ;
- Et enfin, communiquer (quand ils sont mis en place, pas avant !) sur vos engagements.
- Vous avez jusqu’à 2050 pour atteindre le « zéro émission » (soit environ 80% de baisse de vos émissions de GES). Vos objectifs doivent être progressifs et gérables : ni trop modestes, ni trop ambitieux.
- L’émission de GES n’est pas le seul problème de la communication : elle peut aussi avoir un effet sur la pollution, l’artificialisation des sols, la disparition de la biodiversité…
- Ce que vous perdez en temps de réflexion au début, vous le gagnez en efficacité et bien souvent en budget par la suite
Les leviers d’actions possibles
Avant la moindre action, il est souvent nécessaire de faire un état des lieux sérieux de la communication pour développer une stratégie efficace et écoresponsable. Cela prend un peu de temps. Mais c’est une étape indispensable pour choisir des actions adaptées et efficaces pour la suite. Et puis, c’est un moment d’échanges très utile dans une équipe.
Pour faire cet état des lieux, vous pouvez :
Évaluer d’abord ce que vous faites actuellement :
quels ont été vos outils de communication pour l’année passée ? Ont-ils été efficaces ? Pour quelles cibles ? Combien vous reste-t-il de supports de communication jetés ou restants en fin d’année ?
Faire une enquête auprès des publics,
interroger les visiteurs sur la façon dont ils ont eu connaissance de votre structure ou de vos évènements.
Élaborer une stratégie, avec l’équipe et la direction,
avec des objectifs de communication atteignables et mesurables et des objectifs éco-responsables (qui visent par exemple, 5% d’émissions de GES en moins, tous les ans, pendant 5 ans). La budgétiser et la discuter avec les équipes pour être sûr que tout le monde adhère au projet. Valoriser autant les surcoûts nécessaires que les économies prévues.
Interroger sérieusement, et avec l’équipe, l’intérêt de recourir à certaines technologies numériques
comme le Metavers, le 4K et le 8K, la diffusion UHD, le cloud gaming, le recours à l’intelligence artificielle. Pour cela, vous pouvez vous interroger sur l’apport réel de ces technologies par rapport avec les objectifs de communication / de médiation et en rapport avec vos objectifs écoresponsables, en déterminant des indicateurs de réussite.
Il s’agit ensuite d’aller globalement dans le sens d’un ralentissement et d’une diminution de la fabrication d’outils de communication, pour en réduire le coût écologique mais aussi parce que les publics réels ou potentiels sont noyés par les informations.
Pour orienter vos choix, vous pouvez par exemple :
Évaluer en amont, avant sa fabrication, l’efficacité de chaque nouveau support envisagé
en prenant plus de temps pour le penser et éventuellement le lancer.
Utiliser la méthode BISOU avant de décider d’un nouvel outil
:
- La structure en a-t-elle Besoin ?
- Quel serait l’Impact écologique et sociétal de ce nouvel outil ?
- A-t-on déjà des outils Semblables ?
- Sa fabrication est-elle Optimale ?
- Le nouvel outil est-il Utile / par qui sera-t-il Utilisé ?
(Dans la Boite à outil de Dédé, vous trouverez une magnifique affiche à imprimer pour vous souvenir de la méthode !)
Intégrer une phase de tests systématiques
auprès d’une dizaine de personnes externes à la structure, avant l’impression des dispositifs.
Sensibiliser vos collègues à votre besoin d’avoir plus de temps pour penser la stratégie et les outils (fixer des temps indicatifs).
Privilégier la qualité à la quantité
pour marquer plus l’esprit des publics : par exemple, un grammage plus important peut donner plus de tenue à vos supports ; un graphisme exceptionnel (réalisé par des artistes par exemple) incite à garder et à afficher le support, etc.
En amont, pour tous les types de supports :
Améliorer le ciblage de chaque dispositif de communication :
où et quand puis-je trouver ce public ou ces publics spécifiques ? Les réponses peuvent être dans des études de publics ou marketing déjà réalisées : renseignez-vous auprès de vos pairs dans les autres structures du territoire.
Maximiser le nombre de relectures
pour éviter les envois (et surtout réimpressions) inutiles. Au moins 2 personnes doivent relire chaque document (en plus des 10 tests recommandés).
Arbitrer entre le physique et le digital :
l’utilisation du papier, l’énergie pour l’impression, les transports de supports imprimés doivent être raisonnablement utilisés. Néanmoins, les nouvelles technologies de l’information et la communication consomment aussi beaucoup d’énergie : un écran digital n’est pas forcément plus écologique qu’une affiche papier. Pour faire la part des choses, il faut penser à la fois aux coûts en matières premières, à la pollution générée, et aux coûts en énergie : un vrai casse-tête ! Il faut donc faire du cas par cas, à chaque communication. Pendant la première campagne de communication, c’est long, mais ensuite, ce sont de nouveaux automatismes qui s’intègrent très vite. Dans les liens utiles, se trouvent des sites et des guides qui vous permettent d’approfondir le sujet.
Quand ça se justifie, dématérialiser et réduire la consommation de papier
grâce aux e-media : sites Internet, réseaux sociaux, applications mobiles, etc.
Pour la communication interne :
Privilégier de manière générale les dossiers numériques / la digitalisation
et moins d’impressions. Mais là encore, tout dépend du dispositif ! À titre indicatif :
- plus vous utilisez un document, plus le format papier se révèle intéressant. Il est donc préférable d’imprimer un document si vous comptez le consulter plus de trois fois. Pour des consultations uniques, le numérique aura globalement un impact écologique moindre.
- plus le document est long, plus le format papier se révèle intéressant. La lecture d’un document électronique sur un ordinateur pendant plus de 30 minutes aurait un impact sur l’environnement supérieur à la lecture d’une version papier.
Là encore, dans les liens utiles figurent des sites et outils qui permettent d’aller plus loin.
Optimiser les mails et les requêtes :
- créer des pièces jointes légères en compressant vos fichiers (avec des outils comme ceux listés ici par exemple) ;
- supprimer la signature ou utiliser une signature légère pour les échanges internes (sans image) ;
- au lieu d’envoyer le même document à plusieurs personnes, envoyer plutôt un lien à ce même document en ligne (sur lequel d’ailleurs, tout le monde pourra apporter des modifications en évitant des échanges de mails).
- participer chaque année au cyber world clean-up day (où on supprime les vieux mails inutiles) a en réalité peu d’impact. Toutefois, ça peut nous aider à faire du tri (jamais inutile).
Supprimer votre drive en ligne et utiliser un serveur libre
lorsque c’est possible. Privilégier un data center dans un territoire au mix énergétique peu carboné, c’est-à-dire un territoire qui recourt le moins possible aux énergies carbonées comme le charbon (à préciser dans votre cahier des charges). Pour information, la Norvège, le Costa Rica, l’Uruguay, le Brésil, la Nouvelle-Zélande fonctionnent avec de l’énergie renouvelable ; la Suède et la France génèrent une énergie bas-carbone.
Pour les conférences à distance / visio, utiliser, quand c’est possible une application dont les serveurs sont proches de vous et si possible, des logiciels libres.
Pour les documents internes imprimés, vous pouvez acheter uniquement la quantité de papier nécessaire et en faire un usage raisonnable
:
- installer une place pour stocker les impressions ratées, pour les réutiliser comme papier brouillon ;
- imprimer de préférence recto-verso et/ou avec plusieurs pages par page imprimée (vous pouvez le régler simplement dans les paramètres et demander à l’équipe de faire de même) ;
- optimiser la place sur vos impressions (taille du texte et des photos) dans le but de ne pas imprimer de nombreuses pages ;
- diminuer le grammage de votre papier ;
- choisir des produits (papier et encres) reconnus pour leurs propriétés et vérifier la traçabilité (voir éléments à intégrer dans le cahier des charges des fournisseurs) ;
- il existe des « compensations carbone » pour l’imprimé et le web. Greenpeace signale néanmoins que les compensations carbone en général constituent une diversion dangereuse et peu efficace, au service du greenwashing.
Pour les goodies :
Réduire au maximum (voire supprimer) les objets publicitaires et « goodies ».
Pour ceux qui semblent vraiment indispensables, choisir des objets durables
:
- utiles,
- esthétiques (pour être gardés),
- conçus en matières recyclées ou/et recyclables,
- produits localement,
- par une entreprise d’insertion dans l’idéal (voir fournisseurs).
Pour les supports de communication imprimés :
Rédiger un document reprenant les engagements pour les fournisseurs et prestataires
afin de définir dès le début de la discussion, les attentes et objectifs.
Privilégier des prestataires « responsables » et engagés
(graphisme, impression, distribution), qui ont une démarche sensible à l’environnement et qui trient leurs déchets dangereux
Choisir une entreprise locale pour la conception, l’impression et la distribution permet de réduire les transports,
de se rendre sur place pour voir les machines et les papiers… Mieux vaut donc sensibiliser et faire évoluer l’offre d’une personne ou une entreprise locale que faire appel à une personne ou une entreprise éloignées mais déjà sensibilisées. Si la personne ou l’entreprise choisie pour le graphisme, l’impression ou la distribution n’est pas sensible à l’environnement, vous pouvez la sensibiliser en évoquant tous ces éléments dans le cahier des charges
Se renseigner sur ses machines et leurs performances.
Pour certains supports par exemple, l’impression numérique est moins chère et ne nécessite pas le développement de films et donc l’utilisation de produits toxiques. Vous pouvez aussi essayer des méthodes d’impression comme la risographie…
Repérer les labels et normes à exiger.
Il existe une sensibilisation sur les normes et chartes dans le programme eLo, ainsi que des liens pour vous y retrouver dans le boite à outils (en bas de cette page).
Choisir des produits (papier et encre) reconnus pour leurs propriétés et vérifier la traçabilité.
Éviter les informations superflues ou non utiles
pour diminuer le nombre de pages (et aussi pour ne pas perdre vos lecteur·rices avec des informations inutiles).
Ne pas négliger les relectures et validations pour ne pas imprimer des documents erronés.
Vérifier avec l’imprimeur les formats de papier et de machines dont il dispose, pour ne pas générer trop de chutes
(coupe de formats). En fonction, adapter le format du document et demander au graphiste de faire des montages selon le format de ses machines.
Discuter en interne les quantités de supports nécessaires
: ce n’est pas parce que c’est moins cher d’imprimer en grandes quantités, que c’est nécessaire ! Il est possible de faire des économies ailleurs, en diminuant le nombre de supports différents par exemple.
Prévoir, dès la conception, la fin de vie de vos supports imprimés.
Vous pouvez penser à une solution pour réutiliser les supports de communication non-utilisés :
- Avant de jeter, vous pouvez réutiliser les papiers vierges en papier brouillon. Pour cela, il est nécessaire de collecter les papiers dans un endroit propre et sec, en utilisant des poubelles adaptées et dotées d’une signalétique claire sur le tri du papier ;
- Proposer les surplus à des écoles, centre de loisirs etc. Les grandes affiches et papiers colorés peuvent notamment leur être utiles ;
- Tous les papiers se recyclent ! (les seules exceptions concernent les papiers souillés, les mouchoirs en papier, et les papiers très spéciaux comme le papier photo) ;
- Les autres supports (comme les bâches en plastique) peuvent connaitre une seconde vie en étant réutilisés pour créer des sacs, des transats…
Communication en ligne :
Faire l’annonce de vos activités et programmations sur les réseaux sociaux qui attirent le plus vos publics cibles.
Choisir des partenaires locaux et qui connaissent l’écoconception des sites Internet. Sinon, les y sensibiliser.
Vous pouvez consulter les liens utiles de eLo sur la conception numérique responsable ou la fiche-outil sur le numérique, ainsi que le site du Grénge Web par exemple.
Mettre en ligne les documents importants à télécharger
(horaire, brochure, plan d’accès, documents pour la presse, communiqué de presse, etc.) et afficher un QR code pour les spectateur·rices menant au programme en ligne.
Limiter les newsletters
(qui sont de toute façon très peu lues). Mais si une newsletter est envoyée, vous pouvez demander à vos lecteur·rices de la supprimer après lecture et alléger son poids.
Supprimer systématiquement après vos événements les posts sur les réseaux.
Cette action est très souvent oubliée mais nécessaire. On peut se donner par exemple un délais déterminé pour la suppression et conserver une archive pour l’institution.
Sur votre site, vous pouvez donner la possibilité aux visiteurs du site, de ne pas voir les vidéos et photos et en expliquant aussi pourquoi (impact écologique).
Surtout, vous pouvez éviter le démarrage automatique des vidéos.
Pour la diffusion :
Organiser une diffusion raisonnée des supports.
Le choix du diffuseur est essentiel : certains font peu de cas de la pertinence du dépôt (un ou un·e commercant·e peut accepter des flyers et les jeter le jour même ou le diffuseur peut aussi donner trop d’exemplaires par lieu de dépôt) quand d’autres diffuseurs, plus couteux, ciblent des dépôts pertinents avec des quantités appropriées. On s’y retrouve parce que la seconde option incite à imprimer moins, distribuer moins, avec finalement, la même (voire une meilleure) efficacité.
La solution optimale reste celle de réaliser soi-même une liste de dépôt ciblés pertinents, avec une quantité de flyers « sur mesure »,
ni trop ni trop peu, à donner au diffuseur, en lui demandant d’ajuster cette liste pour la fois suivante, selon le retour des commercant·es. C’est plus couteux, ça demande beaucoup de temps en interne, mais ça vaut le coup dans la durée !
Pour la diffusion, bien choisir le type d’outil de communication en fonction du lieu et des émissions de gaz à effet de serre qu’ils génèrent
: par exemple, afficher vos pancartes et affiches dans les lieux publics plutôt que d’envoyer vos dépliants par courrier.
Pour vos relations presse :
Faire l’annonce de vos activités et programmations dans les journaux/magazines locaux ou encore en direct à la radio.
Éviter de faire venir des journalistes en grand nombre pour des conférences de presse
qui pourraient être remplacées par des dossiers ou communiqués de presse (numériques si possible). Surtout, éviter les voyages presse (qui génèrent des déplacement en avion, des hôtels, etc.).
Privilégier un contact de qualité avec quelques personnes journalistes bien choisies
plutôt qu’un nombre élevé de journalistes.
Pour les conférences de presse ou évènements, opter pour une démarche d’organisation écoresponsable, tant dans la mobilité que le catering
Par exemple, vous pouvez prévoir un buffet végétarien et local ; inciter les journalistes à utiliser les transports en commun en leur indiquant leurs horaires des transports et en adaptant l’horaire de l’événement à ces derniers ; en représentant le chemin à faire à pied ; opter pour une communication inclusive, etc.
Pour un évènement :
Vous pouvez contrôler (diminuer) la distribution de flyers en amont et pendant l’évènement en ciblant plus spécifiquement les publics.
Installer des bornes de récupération des publications pour les évènements (festivals…).
Après les avoir triées, vous pouvez redistribuer celles en bon état et jeter dans le circuit adapté, celles qui sont abimées.
Faire fabriquer des panneaux standards qui sont utilisés régulièrement pour la signalétique
(par exemple : toilettes, parking, parking pour covoiturage, parking pour vélos, signalisation des tris de déchets…), qui pourront être loués et réutilisés par des associations ou institutions du territoire. Vous pouvez même en faire un projet commun à l’échelle d’une ville ou d’une communauté de communes.
Faire imprimer les nouveaux roll-ups et bannières sans PVC ou bien des beach flag en tissu.
Vous pouvez privilégier plutôt les bannières en polyester, PEHD ou JET TEX. Là encore, vous devrez sans doute sensibiliser les fournisseurs.
Communication inclusive :
Une communication inclusive poursuit l’objectif de s’adresser à tous les publics
: ceux qui rencontrent des obstacles spécifiques dans leur accès à la culture (personnes en situation de handicap ou éloignées socialement des lieux de culture) mais aussi tous les autres. Elle élargit le spectre des personnes touchées et l’efficacité de vos documents.
Il y a des liens vers des ressources utiles sur la question de l’inclusion un peu partout dans le site eLo si vous voulez aller plus loin.
Quelles que soient les actions réalisées, il est important d’évaluer régulièrement leur efficacité et leur efficience, sous plusieurs angles :
Évaluer les publics touchés
: l’efficacité des outils relativement à la fréquentation par exemple (en n’oubliant pas que les deux ne sont pas forcément et directement liés) ;
Évaluer la satisfaction à l’égard de la communication des équipes et des publics
Évaluer l’impact environnemental
(gaz à effet de serre mais aussi pollution par exemple) ;
Évaluer les impacts sur le budget
: les coûts évités ou supplémentaires.
Il est important aussi de communiquer sur vos engagements... sans toutefois tomber dans le greeenwashing !
Communiquer avec vos sponsors, partenaires et fournisseurs sur votre stratégie environnementale
: chercher le dialogue avec eux/elles, les informer de votre engagement écologique. Pour cela, vous pouvez imprimer les actions que vous aurez choisies dans ce document. Ça vous engage vis-à-vis des publics et des partenaires.
Communiquer avec vos publics en affirmant votre démarche… mais sans toutefois « faire la morale » (ce qui est un exercice d’équilibriste !).
Cette seule information sur vos engagements peut être incitative. Il est possible de communiquer par exemple sur la fabrication des supports grâce à une « déclaration environnementale » (type de papier et d’encre utilisés, petits gestes, engagements de l’imprimerie…). Par exemple : vous pouvez indiquer « Imprimé sur du papier 100% recyclé. », « Imprimé sur du papier certifié écolabel européen », « Imprimé avec des encres à base d’huiles végétales sur du papier certifié écolabel européen ». Ne pas apposer le logo Imprim’ Vert, qui est une marque déposée et réservée à l’engagement de l’imprimeur. Néanmoins, on peut faire apparaître une mention du type : « Document imprimé par une entreprise Imprim’vert qui garantit la gestion des déchets dangereux dans les filières agréées ».
Attention aussi : le papier recyclé demande beaucoup d’eau et de produits chimiques pour être réalisé…
Toujours agir avant de communiquer sur les engagements.
Autrement dit, interdisez-vous de communiquer sur les actions avant de les avoir mises en place.
des actions
"A faire"
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Les ressources
Ils prennent en compte les impacts environnementaux sur tout le cycle de vie (sources des matières premières, procédés de fabrication). Ils ne garantissent pas forcément une teneur précise en fibres recyclées.
- Eco-label européen : approche environnementale globale (prise en compte de toutes les étapes du cycle de vie du papier ;
- Cygne blanc : ses niveaux d’exigences sur les critères écologiques sont similaires à ceux définis par l’écolabel européen ;
- Ange Bleu : il est axé essentiellement sur l’utilisation de fibres recyclées et la non-utilisation de certaines substances, sans exigences spécifiques quant à la gestion environnementale du recyclage.
Un papier est dit recyclé quand il est fabriqué à partir d’au moins 50 % de fibres de cellulose issues de la récupération des déchets de papier et de carton. Le papier peut se recycler au moins 6 fois mais sa fabrication est moins gourmande en eau, en électricité́. Il génère toutefois moins de CO2 qu’un papier classique. Les labels de certification forestière sont par exemple :
- Les deux labels FSC et PEFC : ils permettent de s’assurer que le papier est issu de forêts gérées de façon responsable ou durablement.
- La certification PEFC : elle est accordée sur la base d’un engagement d’amélioration continue de gestion forestière alors que la certification FSC impose un niveau de qualité initial à la forêt.
Elles sont fabriquées avec des solvants à base d’huiles végétales et non minérales. Elles présentent plusieurs avantages :
- Une moindre toxicité.
- Elles sont fabriquées avec des substances renouvelables (colza, maïs, lin…) contrairement aux encres minérales issues de la pétrochimie.
- Un meilleur transfert : des couleurs plus brillantes, plus intenses.
- Un séchage et une résistance aux frottements supérieures sur certains papiers.
- atteste que l’imprimeur n’utilise pas de produits toxiques, stocke, de manière sécure, les produits et déchets, s’adresse à des filières spécifiques de traitement des déchets dangereux (bidons, aérosols, solvants contenants d’encre…), sensibilise le personnel et la clientèle à l’impact environnemental et veille à la consommation énergétique de son site de production.
- Prestadd est un label développement durable dédié aux prestataires de l’audiovisuel, du spectacle et de l’événement.
- Le Cygne blanc (Nordic Swan) a été créé en 1989 par l’ensemble des pays scandinaves pour permettre aux consommateurs de trouver facilement des produits respectueux de l’environnement, en prenant compte de la consommation d’énergie et d’eau, les aspects climatiques, l’origine des matières premières, les effluents dangereux, le conditionnement, la gestion des déchets, et l’utilisation de produits chimiques.
- L’Ange bleu (Der Blaue Engel) est un label environnemental d’origine allemande, créé en 1978. C’est est un des plus exigeants, combinant des critères techniques sévères à des exigences environnementales. Les fibres de papier proviennent à 100% de vieux papiers et le processus de fabrication exclut certaines substances dangereuses.
- Le label Programme for the endorsement of forest certification Schemes (ou en français Programme de reconnaissance de systèmes de certification forestière), le PEFC, est un label de certification international des gestions des forêts. Il est accordé sur la base d’un engagement d’amélioration continue de gestion forestière.
- L’écolable européen certifie des produits à faible impact environnemental garanti et vérifié de manière indépendante. Il prend en compte l’ensemble du cycle de vie des produits.
- Forest Stewardship Council (FSC) concerne la gestion des forêts. Il assure au consommateur que le produit qu’il achète provient de sources forestières gérées de manière durable.
- Green Code Label récompense l’écoconception des sites internet ;
- Numérique Responsable a pour but d’identifier toutes les organisations qui s’engagent à réduire l’impact du numérique ;
- Le label Greenspector permet aux entreprises de fixer un label interne pour inciter, en interne, au progrès environnemental ;
- Retrouvez d’autres labels écoresponsables ici ou là.
Le guide de la communication responsable, Ademe, 2020
Eco-conception web, les 115 bonnes pratiques, Frédéric Bordage, Eyrolles, 2015
Ficelles réduire les impacts environnementaux du numérique, le Collectif des festivals
-
Les Cofees, festivals écoresponsables en région Sud
-
Site de la communication responsable de l’ADEME
-
Fiche pratique Supports de communication responsables du Collectif des Festivals en Bretagne
-
Site « Communication responsable » de l’Association des Agences-Conseils en Communication
-
Guide pour un système d’information éco-responsable de l’ONG WWF
-
Guide pour une information accessible de Santé Publique
-
Guide pour une communication publique sans stéréotypes de sexe du Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes
-
L’outil en ligne anti-greenwashing de l’ADEME
-
La plateforme de BeeCom, projet européen sur la communication responsable
-
GreenIT.fr est la communauté́ des acteurs du numérique responsable qui s’intéressent, entre autre, à la sobriété numérique, à l’écoconception des services numériques, à la lowtech, et plus globalement à un avenir numérique alternatif.
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Cette page ressence les typographies moins consommatrices d’encre
- Grénge web encourage une approche durable de l’internet et de l’univers numérique.
- Comment éco-concevoir les supports graphiques ? Quelques pistes dans ce guide d’écoconception graphique.
- EcoIndex vous permet de déterminer l’impact environnemental de votre site web.
Les BA des voisins
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Bliiida Metz : une couturière récupère les banderoles et autres supports de communication produits dans le cadre d’évènements pour en faire des sacs.
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La Theater Federatioun réalise des coussins avec les vieux Tote-bags…
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Julie Conrad, designeuse, récupère systématiquement les bâches du Escher Theater, 3 à 4 fois par saison, pour réaliser des paniers, des fauteuils, etc.
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Le festival Panoramas adopte une politique Zéro flyer !
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Les affiches en circuit court à la Carène : de beaux objets en circuit court.
- Le surcyclage des bâches au festival Maintenant : don, réemploi, revalorisation…
- Le Centre Juno Beach a une politique de développement durable très développée et sa communication sur le site est exemplaire…
La boite à outils de DD
Ce qui suit est une ébauche d’outils pour vous aider à mettre en place ces actions. Ce ne sont que des propositions indicatives. Si vous en avez les moyens financiers et humains, vous pouvez vous faire aider par des professionnel·les de l’évaluation, des études, etc. Là aussi, tant que faire se peut, privilégier le savoir-faire local !